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Dans les pas de... | Paul Verlaine à Paliseul


Si Paul Verlaine est considéré comme le chantre des Ardennes... françaises, rares sont ceux qui savent que ses racines sont bel et bien belges.

 


© https://www.flickr.com/photos/sonofgroucho/

 


A Paliseul
, un centre d’interprétation, mais aussi des plaques commémoratives, un monument et même une promenade le rappellent.


C’est en effet à Bertrix que son grand-père exerça la fonction de notaire et que son père, Nicolas-Auguste vit le jour avant que sa carrière militaire le conduise à Metz. Et si Paul Verlaine est né, le 30 mars 1844, dans la capitale de la Moselle, c’est bien à Paliseul, dans la maison de sa tante Henriette, sur la grand-place du village, qu’il passa bien des étés, de 1845 à 1873. Voire plus. Ainsi, en 1849, c’est trois mois durant qu’il y séjourne, échappant de la sorte à l’épidémie de choléra qui sévit à Metz.


Dans ses premiers textes, il décrit le village, « un joli site haut perché, qui corrige l’âpreté un peu des toits trop uniformément en ardoises. » Dans les Ardennes belges, « sauvage en diable, avec des habitants très doux », il aime gambader, découvrir « les villages de pierre ardoisière aux toits bleus, ayant leur pacage et leur labourage autour d’eux ».

 

Il pêche la truite dans la Semois, chasse le gibier au château des Abbyes à Opont, passe du bon temps avec ses amis d’enfance, Xavier et Jean-Baptiste Delogne. Il gardera, toute sa vie, des contacts avec ce dernier. Devenu doyen de Bouillon, l’abbé Delogne écrit à son sujet, en 1863 : « Sa nature est restée bonne, je crois. Il m’a avoué certaines faiblesses… et m’a confié sa peur de Paris. »


C’est d’ailleurs à Bouillon que, le 25 mai 1873, il retrouve son jeune ami Arthur Rimbaud. Ils vont y faire la bringue, selon des témoins du cru avant de prendre la route de Londres. Le voyage de trop. De retour à Bruxelles, le 9 juillet 1873, Verlaine tire sur Rimbaud. Et, malgré le retrait de la plainte, Verlaine est condamné à deux ans de prison. Une peine qu’il purge à la prison de Mons, le meilleur des châteaux qu’il ait habité, pour reprendre ses termes.


Expulsé de Belgique à sa sortie de prison, Verlaine ne reverra plus jamais ses Ardennes belges ou Paliseul, « sa petite patrie de cœur ». Pourtant, il n’a de cesse d’y penser. La publication, en 1888, d’« Amour » en est la plus belle des preuves. Il y décrit le pays de son père, où l’ « on voit des bois sans nombre, là des loups font parfois luire leurs yeux dans l’ombre, et la myrtille est noire au pied du chêne vert. Noire de profondeur, sur l’étang découvert, sous la bise soufflant balsamiquement dure, l’eau saute à petits flots, minéralement pure... »


Un texte reproduit tant sur la façade d’une demeure fréquentée par le poète enfant et transformée, depuis peu, en « pôle Verlaine » qu’au pied de la sculpture de Jean-Paul Couvert, ornant la place de Paliseul où il gambada tant.

 

Renseignements touristiques sur la région


Syndicat d'Initiative de Paliseul (PALISEUL)

Maison du Tourisme du Pays de Bouillon (BOUILLON)

Maison du Tourisme du Pays de Bouillon
© WBT - David Samyn

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Exposition Paul Verlaine | Maison Verlaine à Paliseul (PALISEUL)

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